Cours de conduite à la malgache (II)


Alors voilà, comme promis je vous raconte la suite de mes aventures à l’auto-école. Je sais, je sais, j’ai mis du temps à écrire ce billet mais c’est parce qu’entre temps je suis allé prendre des vacances sur la côte ouest malgache! Un bon bol d’air pur même si la température de l’eau était GLACIALE (pour moi glaciale c’est 25° hein!). Et aussi, un de mes cours avait été annulé. Je me présente à l’auto-école et il n’y a personne. Une fille arrive 10 minutes après pour me dire en gros « C’est pas une auto-école ici. » Soit je suis zinzin soit ils sont zinzins. Bref, j’appelle le fameux Raymond et il me dit de revenir la semaine prochaine.

Pieds sur l’embrayage et c’est parti

Comme si je conduisais depuis toujours, je m’installe au volant de la voiture, recule le siège de près d’un mètre (eh oui, les malgaches ne sont pas très grands…), je règles les rétroviseurs, met ma ceinture, appuie sur l’embrayage et c’est parti. Enfin, c’était presque parti, parce que comme toujours, le réservoir à essence crie famine. Un type va alors nous chercher de l’essence grâce à une bouteille d’Eau vive. Quand il revient, il met le minimum possible d’essence dans le réservoir. S’il avait pu la mettre à l’aide d’une pipette je crois qu’il l’aurait fait, goutte par goutte et pas une de plus! Il range la bouteille dans le coffre. Et là.. TADAMMMM. En refermant brutalement le coffre, la pare soleil (eh oui, encore ce fameux pare soleil) me tombe sur les genoux. Je trouve presque ça banal comme évènement maintenant. Avant de continuer mon récit, je dois vous signaler que l’auto-école se trouve dans une rue à sens unique. Bref, l’essence mise et le pare soleil balancé à l’arrière de la voiture, nous sommes prêts à démarrer. Je m’engage dans la rue et là, en face de moi, une ambulance. Le prof me dit d’avancer mais si j’avance je fonce dans l’ambulance… Il me crie « Mais fais quelque chose! » OUI MAIS KOUA BORDEEEEEL? Je vous passe les détails, mais on s’en ai sortis. (Et le malade aussi…enfin je crois).

Roule ma poule

Me voilà engagée sur la grande route (eh oui, je suis sortie du Marais Masay, ENFIN!). Je m’engage dans un rond point et une fois au milieu du rond point le prof me dit de m’arrêter pour laisser la priorité à ceux qui s’engagent dans le rond point. J’y connais peut-être pas grand chose mais je sais que c’est celui qui est déjà sur le rond point qui est prioritaire. Alors Monsieur, t’es gentil mais évite de me raconter nimporte nawak! Le reste de mon trajet se déroule sans problèmes majeurs (quelques blessés par-ci par-là mais leurs membres sont restés solidaires à leur corps, rien de bien méchant ^^). A un moment, j’oublie de mettre mon clignotant et je m’excuse auprès du prof qui me lance un bon et gros  » AAAAAAA TSY MANINAAAAAAA » (comprenez: c’pas graveeeeeeeee!). Me sentant plus à l’aise avec la voiture je monte jusqu’à 30 km/h (Je suis un bolide) et j’entends « mora… ». Le professeur me dit alors, sèchement, que le jour de l’examen je dois surtout pas monter au delà de 20 km/h sinon l’examinateur ne sera pas content et qu’il faut aussi que je reste en seconde et que je ne passe pas la troisième. Sont fous ces malgaches. Je ne dis rien et je retourne à mes petits 20 km/h.  A cette allure tu te fais dépasser par les charrettes à zébu.

Débrouille-toi! 

Pour rentrer à l’auto-école il faut gravir une montée toujours embouteillée. Vous savez déjà de quoi je vais vous parler, le fameux démarrage en côte. Fidèle à ses habitudes, le prof ne m’explique rien avant. C’est la méthode du « Débrouille-toi et on verra bien ». Alors je me retrouve au niveau de la montée et là paf, le taxi devant moi s’arrête. PANIQUE A BORD. J’appuie sur le frein. J’oublie l’embrayage. Je cale. « Mets ton frein à main, lelena » qu’il me dit. (Notez que le lelena était murmuré! Heureusement d’ailleurs!). Je met le frein à main. Passe la première. Redémarre. Enlève le frein à main un peu trop tôt. Pars en arrière. Et c’est bon. J’ai bien dû perdre 3-4 kilos durant cet épisode éprouvant. Le pire c’est que le prof ne fait que balancer ses jurons et ne m’explique rien. MERCI. Mais peut-être que sa technique marche, puisque je m’en sors (Ou bien, je suis surdouée). Voilà, on se rentre à l’auto-école et il me dit de revenir vendredi prochain. Sur ce, à bientôt pour de nouvelles aventure!

(Ps: Conduisez pas du côté d’Ankorondrano le vendredi aprem, et si vous voyez au dessus d’une voiture « Auto-école »: FUYEZ)

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5 thoughts on “Cours de conduite à la malgache (II)

  1. Cedric

    Hahaha super histoire ! Mais je préfère me débrouiller seul alors pour conduire, sans l’aide des fameuses écoles de conduite malgache !

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