Est-ce qu’on se fout de nous?


Bonjour à tous (si jamais il reste encore des gens qui me lisent).

C’est vrai que (je saiiiiiiiiiiiis) ça fait un bon bout de temps que je ne suis pas passée par là. J’étais quelque peu prise par mes fastidieuses études de médecine. Mais me revoilà. Alors de quoi va-t-elle nous parler la petite? 

Je vais vous parler de ce qui est sans doute, le plus grand scandale de l’humanité. Vous ne voyez pas de quoi je veux parler? Et si je vous dit produits chimiques, vous voyez? Toujours pas? Pesticides? Et bien voilà, quand vous voulez. 
Je voudrais t’informer, toi, petit individu lambda naïf qui aime les jolies fleurs. Toi qui crois au pouvoir de l’AFFSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) et qui crois en son indépendance, toi qui ne soupçonnes pas qu’à chaque morceau de pain avalé tu t’intoxiques, toi qui n’imagines même pas tout ce que je vais te raconter. 
Loin de là l’idée d’être exhaustive mais je vais vous citer quelques petites choses qui éclaireront vos lanternes. 

De l’invention des pesticides à leur utilisation aujourd’hui, peu de choses ont évolué. Je vous conseille, sur le sujet un ouvrage quelque peu « pamphlet » mais non moins édifiant. « Pesticides, révélations sur un scandale français » de Fabrice Nicolino et François Veillerette. Ce livre dévoile ce que nous ne soupçonnions même pas.  

Des centaines d’études publiées dans les revues scientifiques les plus prestigieuses montrent sans contestation possible que les pesticides, même à des doses infinitésimales, sont de graves poisons qui provoquent de nombreux cancers, bouleversent les systèmes immunitaire et endocrinien, limitent la fertilité, augmentent les risques de malformation intra-utérines. Il est sûr que le sang contenu dans le cordon ombilical de chaque nouveau-né est massivement intoxiqué »

Voilà en bref le topo que dresse ce livre. Le constat est accablant. Alors pourquoi rien ne bouge, pourquoi si peu de médiatisation, pourquoi? Parce qu’on se fout de nous. Oui, on se fend la poire sur le sort des petits citoyens que nous sommes. Le monde des pesticides est un véritable empire qui a corrompu chaque partie, chaque recoin de notre gouvernement, de nos institutions. Les pouvoirs publics ne font rien, tout simplement parce qu’ils sont payés par les gentils vendeurs de DDT et j’en passe. Des centaines d’études sont publiées par des collèges d’experts indépendants sur le sujet tous les mois, mais une étude de la part de ces industriels véreux suffit à tout effacer. Il leur suffit d’apposer la mention « Sain » sur leur produit pour qu’ils soient perçus comme produits totalement inoffensifs. Qu’on arrête de nous prendre pour des cons. Il réalisent un test de toxicité sur le produit. Le test s’avère négatif. On peut donc en conclure que le produit ne présente aucun risque pour la santé humaine. A-t-on oublié les millions d’autres tests connus qu’on pourrait réaliser (mais qu’ils ne font pas parce qu’ils n’ont tout simplement pas envie et parce que surtout ça entraînerait la non-commercialisation de leur produit) et les millions d’autres tests que nous ne connaissons pas encore? On ferme les yeux, donc ça n’existe pas. Ah, les lobbies, mes amours. 

Voilà, voilà c’est pas très joyeux, j’en conviens, mais à l’heure qu’il est on ne peut plus se cacher derrière l’ignorance et les « hanlala je savais pas, si j’avais su… ben euh…« 

Mais attendez, je ne vais pas m’arrêter là. (NON ON NE ME BAILLONNERA PAS) Après cette charmante halte côté pesticides, et si on allait voir ce qu’il se trame du côté des médicaments? Accrochez-vous, ça risque d’être violent. 

Regardez cette vidéo pour vous faire une idée: Les médicamenteurs. 

Cette vidéo est à l’initiative de Stephane Horel, une journaliste indépendante et documentariste qui se bat pour que ces sujets soient enfin médiatisés. Les laboratoires sons « censés » mener des études cliniques. Ces études sont très courtes. Et oui, gain de temps = ARGENT. Vous venez de comprendre de quoi il s’agit. Non, on ne se soucie pas de ce que fera le médiator (vous vous rappelez?) sur votre petit métabolisme, mais plutôt de combien il pourra nous rapporter. Business is business. Les effets indésirables sont mis au placard pour réajuster la balance bénéfices-risques. Et hop le tour est joué. Les structures de pharmaco-vigilance n’alertent pas, n’ont quasiment aucun pouvoir et de surcroît, sont sous la houlette des lobbies industriels. MERDE ALORS. Une petite histoire de conflits d’intérêt, rien que ça. 

Oulala j’ai beaucoup parlé. Mais il y a tellement à dire. Je pourrais vous parler du Bisphénol A (remplacé par le bisphénol S TOUT AUSSI DANGEREUX), du paraben, des phtalates contenus dans les plastiques souples. De toutes ces petites particules chimiques qui grouillent dans votre sang. Ces particules dont on a d’ailleurs remarqué que leur nocivité augmentait lorsque leur concentration diminuait. KOUUUUA? Ces produits chimiques, sont plus nocifs à petite dose. Or notre système considère qu’en deçà d’une certaine dose le produit n’est plus toxique alors que c’est bel et bien le contraire. On marche sur la tête. 

Une dernière chose: DENONCEZ. PARLEZ. OSEZ. Le sujet est brillamment étouffé par ces lobbies. A nous les faire taire

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3 thoughts on “Est-ce qu’on se fout de nous?

  1. berger elisabeth

    Ah, te voilà ! Heureuse de te « revoir » avec un blog tout différent en plus mais je sais, la médecine c’est dur.
    Pour le sujet, je partage ton indignation et je suis engagée à fond dans le bio et le développement durable.
    Ravie que la nouvelles génération en a conscience… c’est à vous de reprendre le flambeau.
    Bisous et courage…

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