Dîtes bonjour au handicap


Ce matin, en allumant mon ordinateur (n’allez néanmoins pas croire que je l’allume dès mon réveil…), je suis allée faire un tour sur mon blog. Et que vis-je? (Je parle bien dis donc) Mon dernier post remonte au 21 juin. Je me suis dis qu’il fallait que je réagisse pour ne pas vous laisser dans un vide léthargique où la présence d’esprit, la subtilité, la délicatesse, le génie sont absents. BON D’ACCORD C’EST PAS VRAI MAIS ON PEUT RÊVER NAAAAN? Je redescends sur terre.

De quoi que je cause aujourd’hui?

Si vous me suivez un peu, vous savez sans doute que je rentre en fac de médecine en septembre. (ça va être génial…) Je vous raconterai, ne vous en faites pas. Après avoir réussi à m’y inscrire (L’administration laisse légèrement à désirer!), on m’a refilé une liste de bouquins à lire. Parmi cette liste, Eloge de la faiblesse  d’Alexandre Jollien. Je l’ai commencé ce matin et fini dans l’après midi. Pas long du tout, une centaine de page.

Je vais pas me lancer dans la critique littéraire ou dans le racontage (comment ça c’est pas français?) du livre mais je vais quand même vous en dresser un peu le portrait.

Le livre se présente sous la forme d’un dialogue socratique (Socrate et un personnage discutent. Socrate remet en doute la théorie de l’autre pour l’amener à la confusion etc.). Le but est de philosopher encore et encore. Ici, le personnage qui discute avec Socrate est Alexandre Jollien, l’auteur. L’auteur est handicapé moteur cérébral et par le biais de ce dialogue va aborder de nombreux points philosophiques tels que « Qu’est-ce que la normalité? », « Le rapport du soignant au soigné », « Le bonheur »… En nous racontant sa vie, son parcours difficile marqué par un rapport ambiguë avec le monde qui l’entoure il remet en cause les codes sur lesquels est bâtie notre société.

Après avoir passé 17 ans dans une institution spécialisée, il découvre le monde extérieur. Il prend alors conscience d’une réalité toute autre. Des regards emplis de pitié. Des mots blessants lancés en pleine figure. Une nécessité d’adopter de la retenue vis-à-vis des autres lorsqu’on veut montrer sa joie, son bonheur, son amitié. Lorsqu’il était au centre, raconte-t-il, il nourrissait son bonheur de petits rien, de simples moments de la vie partagés avec d’autres personnes handicapées. Une vie où le bonheur aide à progresser, à guérir. Un bonheur indispensable. Je ne vous en dis pas plus. (NANANANANÈRE)

« Je dis simplement qu’il faut tout mettre en oeuvre pour parvenir à tirer profit, même de la situation la plus destructrice. Rien ne sert de discourir, d’épiloguer des heures durant la souffrance. Il faut trouver des moyens pour l’éliminer et, si on ne le peut pas, l’accepter, lui donner sens.»

Voilà. Je trouve que ce livre est une belle leçon d’humilité, de courage, de force. On se prend une claque quand on le lis car on n’a pas l’habitude de se retrouver confronté aux sentiments des personnes handicapées. Et au fond, on est tous handicapés, incapables d’agir correctement. Je vous le recommande vivement.

Publicités

Pourquoi fait-il si froid l’hiver?


Pourquoi fait-il si froid l’hiver? Mes pensées se sont risquées à aller faire un tour dehors ce matin. Elles ont dérapé sur le verglas de votre égoïsme emportant avec elles mon coeur dans la chaussée. Ce qui m’embête le plus c’est que, sur cette petite route de campagne, les dépanneurs ne se pressent pas. Quand allez-vous arriver? Mes pensées essayent de réchauffer mon coeur tant bien que mal, mais rien n’y fait.

Passe ton code d’abord!


Alors voilà, après mes multiples aventures à l’auto école, j’ai passé mon code. Et là encore, c’était un grand moment.

On m’avais dit d’y être à 8h pile pas une minute de plus alors (étant prévoyante) je suis arrivée à 7h30! ET QUELLE ERREUR! 

Me voici donc à 7h30 au centre de sécurité routière (ou un truc dans le genre) où on me dit qu’il va falloir que j’attende un petit peu. J’attends dehors, dans le froid glacial qu’il fait en ce moment (Autour de 15°C), toute seule. Je me sentais perdue un peu comme un enfant qui retrouve plus ses parents dans les rayons du supermarché. Un peu après, UNE HEURE TOUT DE MÊME, un monsieur fait un espèce d’appel. Enfin, j’ai rien compris. Je suivais les gens. Ils vérifient ta pièce d’identité et te disent « Tu vas en Salle 1 ». Ok mais KEZAKO la salle 1? Bref, je suis les gens encore une fois et je retourne m’asseoir. Un type arrive et nous dit qu’on va bientôt passer. C’est là que commence la véritable attente. Il est alors 9h00 et presque autant de degrés. Il n’y a pas de soleil et le vent me glace la peau. C’EST GENIAL. En plus j’ai séché les cours pour pouvoir passer ce code (C’pas bien je sais, je sais).

A peine plus tard, à 11h30 on m’appelle enfin! DIEU SOIT LOUÉ! J’avais presque envie de me jeter par terre et embrasser le sol tellement j’étais contente de passer. Je rentre dans cette fameuse « Salle 1 ». Bon y’a pas grand chose à part une table et une chaise dont la stabilité était douteuse. Sur la table, devant moi, un cahier avec des panneaux et leur nom en dessous. Le monsieur me dit « Inona ny vaovao?  » (Comprenez: Quoi de neuf?). Il enchaîne en me disant que comme ça faisait 6 ans que j’habite à Madagascar il allait me faire passer mon code en malgache. Ah comme tu veux mon gars du moment que tu me le files ce code! Après il me montre un panneau et me demande ce que c’est? (Une seconde avant il avait caché le nom du panneau avec un vieux bout de papier). J’ai bien répondu (bon j’avoue j’avais vu le nom avant aussi…). Ensuite il me demande « Quelles sont les raisons d’immobilisations d’un véhicule? » Euh, déjà j’ai même pas compris la question. Je lance un « Si on fait un excès de vitesse… » hésitant. Il me répond « NOOOOOOOOOOOOOOON C’PAS ÇAAAAAAAAA ». Du calme monsieur, du calme. Il me demande ensuite l’alcoolémie maximum autorisée puis se ravise et me dit que finalement on s’en fiche. A la fin, il conclut « Tu connais pas bien ton code, il faudra que tu révises ».

Bref, J’AI EU MON CODE.  

10 conseils pour réussir ton bac


Eh oui, vous croyiez pouvoir échapper à un article sur le bac, eh bien non. C’est une grande épreuve, pour nous, les petits adolescents alors il faut que je vous en parle. On stress tous plus ou moins à une semaine du bac (J’AI BIEN DIT UNE SEMAINE OUI). Tous les remèdes sont donc bons pour se trouver une intelligence rapidement. Alors voilà, les 10 conseils (plus ou moins pertinents) pour réussir ton bac.

#1 Ouvre ton livre de philo

« Un livre de philo, KEZAKO? » Si tu en es arrivé à ce stade, à ne même pas savoir que tu possédais un bouquin de philosophie, ce n’est pas encore perdu. Ouvre ton placard, et sors ce vieux manuscrit poussiéreux dont tu ignorais l’existence. Tu peux en parcourir les chapitres maintenant. Ou sinon tu peux ne pas le faire. (Comment ça je dis tout et son contraire? C’est moi qui décide!!) Si tu n’as pas assez de courage, tu peux toujours espérer une illumination lorsque tu seras assis devant ta copie durant 4 heures.

#2  Adopte un mode de vie sain

BLA BLA BLA, on entend cela de tous les côtés donc je relaie l’information, en tant que valeureux mouton. Mangez sainement. Fini les hamburgers plein de graisses place au RAVITOTO (plat malgache à base de feuilles de manioc). Voilà voilà, malgachisez-vous un peu et c’est une mention très bien assurée.

#3 Fini la procrastination

Tu ne peux plus remettre les choses à demain, puisque demain, c’est le bac. Eh oui, tu viens de découvrir que cet article ne sert à rien et que je n’ai absolument aucun remède pour ta détresse face au bac qui se rapproche un peu trop vite. Si tu es arrivé ici en pensant que cet article t’apporterai une solution pour réduire ta charge de travail c’est qu’il faut que tu te remettes au boulot mon vieux!

#4 Ne t’embête pas à mettre à jour ton blog

Voilà, j’arrête à 4 conseils en fait parce que oui, moi aussi, j’ai mon bac à préparer. Si vous êtes déchirés entre la déception et la frustration vous pouvez toujours aller vous empiffrer et noyer votre chagrin dans une bonne bouteille de Jack. Je suis, sincèrement, dizoulée.

Les jours de pluie


Ce que j’aime les jours de pluie. Ce que j’aime me balader sous la pluie. Hier encore, je me glissais entre les goutes n’écoutant que leur paisible clapotis sur les pavés. Cette vague de fraicheur qui envahit la ville après une journée bien trop chaude, une journée bien trop pénible pour la plupart. Cette vapeur qui s’échappe du bitume et dont l’odeur qui en émane est si particulière, procure tant de plaisir. Tu sens l’eau qui ruissèle sur tes bras. L’eau t’effleure le cou pour descendre vers tes reins. L’eau te nargue.

Ce que j’aime les jours de pluie. Ce sont les seuls jours où tes larmes peuvent s’écraser sur tes joues rondes et lisses, sans avoir peur d’y rencontrer un mouchoir qui essuiera vite tout cela. Le seul jour où tu peux t’abandonner juste une seconde. Les jours de pluie, doux reflet de la tristesse. Certains passants te souriront sans savoir que ton coeur est à sang et sans même remarquer que tes joues sont mouillées malgrè le parapluie que l’on s’efforce à maintenir pointé vers le ciel.

Moi, je crois encore aux jours de pluie qui apportent le bonheur. La pluie, comme dernier traitement face à cette misère qui ne désemplit pas. La pluie, pour laver nos esprits de toute cette peine. La pluie, pour noyer nos pensées noires. La pluie, pour unifier, telle une goutte tombant sur des gribouillis d’un cahier d’un gamin faits à l’encre.

La pluie, pour nous sauver…

Je voudrais pas crever


« Je voudrais pas crever
Avant d’avoir usé
Sa bouche avec ma bouche
Son corps avec mes mains
Le reste avec mes yeux
J’en dis pas plus faut bien
Rester révérencieux
Je voudrais pas mourir
Sans qu’on ait inventé
Les roses éternelles »

Un peu de poésie dans ce monde de brutes. Voilà un cours extrait de « Je voudrais pas crever » de Boris Vian. Les sentiments qui font tourner les têtes, le désir qui fait s’élever les coeurs…L’AMOUR.

Dîtes-moi ce que vous en pensez.

Cours de conduite à la malgache (II)


Alors voilà, comme promis je vous raconte la suite de mes aventures à l’auto-école. Je sais, je sais, j’ai mis du temps à écrire ce billet mais c’est parce qu’entre temps je suis allé prendre des vacances sur la côte ouest malgache! Un bon bol d’air pur même si la température de l’eau était GLACIALE (pour moi glaciale c’est 25° hein!). Et aussi, un de mes cours avait été annulé. Je me présente à l’auto-école et il n’y a personne. Une fille arrive 10 minutes après pour me dire en gros « C’est pas une auto-école ici. » Soit je suis zinzin soit ils sont zinzins. Bref, j’appelle le fameux Raymond et il me dit de revenir la semaine prochaine.

Pieds sur l’embrayage et c’est parti

Comme si je conduisais depuis toujours, je m’installe au volant de la voiture, recule le siège de près d’un mètre (eh oui, les malgaches ne sont pas très grands…), je règles les rétroviseurs, met ma ceinture, appuie sur l’embrayage et c’est parti. Enfin, c’était presque parti, parce que comme toujours, le réservoir à essence crie famine. Un type va alors nous chercher de l’essence grâce à une bouteille d’Eau vive. Quand il revient, il met le minimum possible d’essence dans le réservoir. S’il avait pu la mettre à l’aide d’une pipette je crois qu’il l’aurait fait, goutte par goutte et pas une de plus! Il range la bouteille dans le coffre. Et là.. TADAMMMM. En refermant brutalement le coffre, la pare soleil (eh oui, encore ce fameux pare soleil) me tombe sur les genoux. Je trouve presque ça banal comme évènement maintenant. Avant de continuer mon récit, je dois vous signaler que l’auto-école se trouve dans une rue à sens unique. Bref, l’essence mise et le pare soleil balancé à l’arrière de la voiture, nous sommes prêts à démarrer. Je m’engage dans la rue et là, en face de moi, une ambulance. Le prof me dit d’avancer mais si j’avance je fonce dans l’ambulance… Il me crie « Mais fais quelque chose! » OUI MAIS KOUA BORDEEEEEL? Je vous passe les détails, mais on s’en ai sortis. (Et le malade aussi…enfin je crois).

Roule ma poule

Me voilà engagée sur la grande route (eh oui, je suis sortie du Marais Masay, ENFIN!). Je m’engage dans un rond point et une fois au milieu du rond point le prof me dit de m’arrêter pour laisser la priorité à ceux qui s’engagent dans le rond point. J’y connais peut-être pas grand chose mais je sais que c’est celui qui est déjà sur le rond point qui est prioritaire. Alors Monsieur, t’es gentil mais évite de me raconter nimporte nawak! Le reste de mon trajet se déroule sans problèmes majeurs (quelques blessés par-ci par-là mais leurs membres sont restés solidaires à leur corps, rien de bien méchant ^^). A un moment, j’oublie de mettre mon clignotant et je m’excuse auprès du prof qui me lance un bon et gros  » AAAAAAA TSY MANINAAAAAAA » (comprenez: c’pas graveeeeeeeee!). Me sentant plus à l’aise avec la voiture je monte jusqu’à 30 km/h (Je suis un bolide) et j’entends « mora… ». Le professeur me dit alors, sèchement, que le jour de l’examen je dois surtout pas monter au delà de 20 km/h sinon l’examinateur ne sera pas content et qu’il faut aussi que je reste en seconde et que je ne passe pas la troisième. Sont fous ces malgaches. Je ne dis rien et je retourne à mes petits 20 km/h.  A cette allure tu te fais dépasser par les charrettes à zébu.

Débrouille-toi! 

Pour rentrer à l’auto-école il faut gravir une montée toujours embouteillée. Vous savez déjà de quoi je vais vous parler, le fameux démarrage en côte. Fidèle à ses habitudes, le prof ne m’explique rien avant. C’est la méthode du « Débrouille-toi et on verra bien ». Alors je me retrouve au niveau de la montée et là paf, le taxi devant moi s’arrête. PANIQUE A BORD. J’appuie sur le frein. J’oublie l’embrayage. Je cale. « Mets ton frein à main, lelena » qu’il me dit. (Notez que le lelena était murmuré! Heureusement d’ailleurs!). Je met le frein à main. Passe la première. Redémarre. Enlève le frein à main un peu trop tôt. Pars en arrière. Et c’est bon. J’ai bien dû perdre 3-4 kilos durant cet épisode éprouvant. Le pire c’est que le prof ne fait que balancer ses jurons et ne m’explique rien. MERCI. Mais peut-être que sa technique marche, puisque je m’en sors (Ou bien, je suis surdouée). Voilà, on se rentre à l’auto-école et il me dit de revenir vendredi prochain. Sur ce, à bientôt pour de nouvelles aventure!

(Ps: Conduisez pas du côté d’Ankorondrano le vendredi aprem, et si vous voyez au dessus d’une voiture « Auto-école »: FUYEZ)